Yvon Boëlle a passé une grande partie de sa jeunesse à l’abri des remparts de Saint Malo. Son arrière grand-père, René Boëlle, était photographe à Brest au début du vingtième siècle.
A l'âge de douze ans, Yvon reçoit en cadeau un appareil photo Agfa de format 4x4 « grosse bobine ». Pïloté par son père, il part sur les traces de son aïeul et photographie tout ce qui l'entoure: famille, événements de la vie malouine, paysages, etc. Il l’initie aussi au travail de la chambre noire sur l'antique matériel du grand-père.
Après cette période où il se perfectionne en tirage noir et blanc, Yvon rejoint en 1974 le staff du laboratoire Central Color à Paris et s’initie à la couleur, développement des films et tirages d’après diapositives. Là, il fait la rencontre de grands photographes: Jacques-Henri Lartigue, Helmut Newton, David Hamilton, Sarah Moon, etc. Et il a le privilège de réaliser certains de leurs agrandissements pour des expositions prestigieuses.
Mais le pays se rappelle à son souvenir : un soir, il entend au fond d’un couloir du métro, Place Charles De Gaulle, le son d’une cornemuse. Sa décision est irrévocable – dans cinq ans au plus tard , il sera rentré en Bretagne...